08 Oct 2018

Behemoth : I Loved You at Your Darkest (2018)

Album : I Loved You at Your Darkest

Style musical : Blackened Death Metal

Compagnie : Metal Blade

NOTE : 9/10

Behemoth. Une présentation est-elle encore nécessaire? Ce groupe a su s’imposer comme l’un des plus influents de l’heure — peut-être même de l’histoire du métal moderne — et réussit à conserver sa pertinence au fil des ans. The Satanist, paru en 2014, a permis au groupe de revenir en force et de susciter l’intérêt de tous de plus belle. Depuis ce temps, les icônes du blackened death métal continuent de polir leur image, en plus de faire évoluer leur son. Cette année, les fans attendaient avec ferveur le tout dernier opus de Behemoth : I Loved You at Your Darkest, sous l'étiquette Metal Blade Records. L’attente est enfin terminée!

Ce n’est pas une surprise... la barre était haute pour I Loved You at Your Darkest. Même si The Satanist est paru il y a déjà quatre ans, la présence de Behemoth, et surtout de Nergal, ne s’est pas faite discrète,en particulier dans les réseaux sociaux. De quoi créer un engouement pour I Loved You at Your Darkest. De plus, 3 simples étaient déjà parus avant la date de lancement officiel du 5 octobre 2018, dans l’ordre qui suit : God=Dog, Wolves ov Siberia et Bartzabel.

La première pièce de l’album, Solve, fait office d’introduction et capte immédiatement l’attention avec des chants de jeunes enfants. Viennent ensuite Wolves ov Siberia et God=Dog, qui nous rappellent le classique Behemoth. Cette dernière était la première chanson de l’album à être partagée avec le public. Remplie de suspense, je crois que c’était le morceau idéal pour donner un avant-goût bien représentatif du reste, en plus de donner encore plus hâte à la sortie de l’album.

Ensuite, c’est Ecclesia Diabolica Catholica qui nous est présentée, étant un peu plus statique et rapide avec moins de variations et mettant de l’avant un riff puissant qui porte la majeure partie de la chanson, malgré la présence d’autres éléments intéressants comme l’utilisation de la batterie. La cinquième piste, Bartzabel, est presque une incantation, de quoi nous faire vivre des émotions. Nergal nous y montre ce dont sa voix est capable.

If Crucifixtion Was Not Enough et Angelvs XIII reprennent le flambeau en ajoutant de la vitesse et de la puissance et j’espère que l’une d’elles fera partie de la prochaine setlist de spectacle, car elles ont de quoi raviver les foules. Les morceaux suivants, Sabbath Mater et Havohej Pantocrator, viennent souligner le côté anti-religion, toujours mis de l’avant pas Nergal. L’album se termine par les pièces Rom 5:8 et We Are The Next 1000 Year, qui apportent une conclusion impressionnante et solide, puis de la pièce instrumentale Coagula qui vient mettre fin à l’album en beauté. Parmi les 12 pièces, il n’y en a aucune de trop.

I Loved You at Your Darkest est un album qui a tout pour plaire. Que vous soyez un nouveau fan ou que vous suiviez le groupe depuis ses débuts, vous ne serez pas déçus et y trouverez votre compte. Il s’agit de la suite logique au chef d’œuvre qu’était The Satanist. Behemoth, grâce à son nouvel album, a su montrer qu’il était capable de passer au prochain niveau, tout en restant fidèle à ses racines. Nous pouvons témoigner d’une plus grande maturité musicale et savons que ce n’est pas terminé. Le virage de plus en plus artistique que semble prendre le groupe est audacieux et offre aux auditeurs une variété de sons, pour leur plus grand plaisir. I Loved You at Your Darkest est excellent et je contente de voir que le groupe s'est donné la peine de travailler tous les petits détails pour nous donner une expérience auditive des plus agréables. L’album est paru il y a quelques jours seulement et, déjà, les critiques sont élogieuses et les palmarès sont en feu. Maintenant, voyons voir quelle direction prendra le groupe.


 

 

Lu 2761 fois Dernière modification le lundi, 08 octobre 2018 22:56
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