20 Aoû 2015

Act Of Defiance : Entrevue avec Chris Broderick (2015)

Voici notre entrevue avec Chris Broderick (ex Megadeth). Il nous parle de son nouveau groupe Act Of Defiance et de ses projets à venir!

Musik Universe : Merci de prendre le temps de me parler, je sais que tu dois faire un millier de ces trucs.

Chris Broderick : Oh, aucun problème! Ça fait plaisir!

MU : En moins d’un an, tu as laissé un des plus gros bands de la planète pour te lancer dans ta propre aventure, Act Of Defiance, qui sort son premier album (Birth And The Burial) la semaine prochaine (21 août); une décision qui nécessite un cran d’enfer. Comment a été l’aventure pendant ce temps?

CB : Oh, ça a été une incroyable aventure musicale. J’ai eu le temps d’aller au fond de mes idées. Ça m’a permis de trouver une direction pour ma création, pour ce que je voulais faire, pour le band. Ça a été merveilleux!

MU : Tu as quitté Megadeth en novembre 2014. C’est une grosse machine et probablement une immense opportunité d’apprentissage. Qu’as-tu retenu de ton passage avec Megadeth?

CB : Tu sais quoi? Je crois que la chose principale que j’ai apprise avec Megadeth, c’est à quel point  il est important d’impliquer les fans et la foule. J’avais l’habitude de penser que ce n’était qu’à propos de la musique, à quel point on pouvait être bon, comment on pouvait créer quelque chose de manière efficace. J’ai pu me rendre compte que les fans finissent par s’identifier avec une personne, qui elle est, ce qu’elle aime et n’aime pas. Je n’avais jamais imaginé que ça pouvait être le cas avant d’en faire l’expérience par moi-même durant mes années avec Megadeth.

MU : Est-ce que quelque chose te manque de cette expérience?

CB : Pour l’instant, ce qui me manque c’est les gros spectacles mais même ça, je crois que ça n’arrivera plus jamais; je veux dire quelque chose comme le « big four », c’était une opportunité qui n’arrive qu’une fois dans une vie. J’aurai toujours des merveilleux souvenirs de ces moments.

MU : Pour cet album, vous avez partagé votre temps entre 3 studios principalement, comment te sentais-tu en entendant tout cela prendre vie après tout ce dur labeur?

CB : C’était splendide, parce que, tu sais, Shawn (Drover) et moi avions fait des versions démo des pièces ensemble. Ensuite, on a graduellement ajouté les démos des voix de Henry (Derek). Et comme on arrivait aux dernières prises finales, j’ai commencé à extraire le mix final démo des pièces parce que je voulais que les fichiers que j’enverrais à Chris Harris (producteur) soient les plus purs possibles. C’était comme aller à l’envers où tout devenait de moins en moins cohésif. Au moment où Chris a eu tous les fichiers et avait fait un mix final et un « mastering », c’était génial d’entendre à quel point tout sonnait finalement très uni, bien mélangé et naturel.

MU : Comment ça s’est passé la première fois que vous vous êtes retrouvés ensemble tous les 4? Parce ça a commencé avec toi et Shawn pour ensuite aller chercher les 2 autres membres.

CB : C’est drôle parce que ce n’était pas vraiment comme 4 personnes qui se rencontrent pour la première fois. On a tous de l’expérience dans l’industrie de la musique. Donc, on s’est rencontrés et on savait tous exactement ce qu’on avait à faire. On était un band instantanément. Je crois que ce qu’il reste à faire, c’est apprendre à se connaître les uns les autres sur un niveau personnel.

MU : Le tout s’est concrétisé plutôt rapidement : le groupe, les démos, l’album le tout en moins d’un an. Est-ce qu’il y avait un sentiment d’urgence entourant la sortie du matériel?

CB : Oui, notre plan initial, et c’était un objectif noble, était de sortir l’album à temps pour être de la partie pour la saison des festivals en Europe.

MU : Come le Wacken Festival.

CB : Oui exactement, le Wacken, Download, etc. Tous les festivals d’été, peu importe où qu’ils puissent être. La seule chose qu’on n’avait pas pris en considération, c’est que Metal Blade a besoin de 5 mois de délais à partir du moment où l’album est terminé jusqu’à sa sortie. Donc, on n’avait pas pensé à ça et ça cause de ça, on a manqué nos chances de faire partie de la distribution de ces festivals. Mais on sera de la partie l’an prochain!

MU : Excellent! J'ai très hâte de vous voir à Montréal!

CB : Bien, on regarde certaines dates en ce moment, pas nécessairement par rapport aux festivals, mais nous allons y être le 11 novembre prochain!

MU : Tu es définitivement un guitariste accompli et cet album démontre bien ta versatilité en tant que tel ainsi que celle de tout le reste du groupe. Qu’est-ce qui t’a fait choisir la guitare aux tous débuts?

CB : Ça remonte à quand j’avais 10 ou 11 ans.  Ce qui est drôle, c’est que c’était un de mes amis qui avait une guitare et je l’agaçais tout le temps pour pouvoir en jouer! Et je ne sais pas vraiment ce qui m’a poussé vers ça. C’était juste quelque chose que je trouvais tellement cool à propos de l’instrument. Quand un de ses amis a voulu vendre une de ses guitares, j’ai absolument eu besoin de l’acheter. Je crois que j’ai dû l’acheter pour environ 40$ tellement c’était un vieux débris. Mais je l’ai prise, peinturé en rouge, mis du « tape » noir dessus pensant que j’étais Eddie Van Halen et le reste c’est de l’histoire ancienne!

MU : Quels bands t’ont motivés à t’y lancer, ceux qui te faisait dire : « C’est trop cool! Je dois absolument faire ça! »

CB : Van Halen était définitivement une grande influence. Ensuite ça a bougé plutôt rapidement vers Queensrÿche, King Diamond. Après ça c’était tous les « shredders », Paul Gilbert, Jason Becker, les monstres!

MU : On peut entendre que tout le monde a mis tout ce qu’il avait dans ce projet qui est essentiellement une création de toi et Shawn. Comment c’était de voir tout le monde s’impliquer autant? Tous les membres du band ont vraiment tout donné pour faire de cet album le meilleur possible.

CB : Pour moi, c’était bien sûr magnifique, mais ça en dit gros sur le calibre des gens avec lesquels on travaille parce que je ne crois pas qu’ils dédieraient moins d’efforts sur quelque chose dont ils feraient partie. Donc, c’est vraiment le fun de les voir plonger tête première, présenter leurs idées, etc. Malheureusement pour Matt, il est arrivé assez tard dans le développement, alors il n’a pas vraiment eu l’occasion de s’impliquer dans l’écriture. Je veux définitivement l’utiliser pour les prochains coups parce qu’il a tellement de talent. Les trucs qu’il a faits avec Shadows Fall sont excellents. Je crois on pourrait plus utiliser sa voix aussi dans le futur.

MU : Ça dit dans la bio que cet album pourrait servir de trame sonore pour tous les fans de métal, peu importe le style de métal, en train de « musher » ensemble en raison de tous les différents styles mélangés pour ce projet. Est-ce que c’était le but dès le départ?

CB : Oh non! Quand on s’est rencontrés Shawn et moi, on se disait que c’était dommage de ne pas pouvoir sortir les trucs plus « thrash » qu’on avait fait pour Megadeth. Donc on a utilisé ça comme base et je crois que c’est d’où viennent ces éléments dits plus « thrash ». Mais à travers mes propres influences, que ce soit le métal progressif, métal scandinave, on retrouve aussi ce genre d’idées. C’est la même chose avec Shawn. Tous les deux avons été grandement influencé par King Diamond en grandissant et je crois qu’on peut en reconnaître certains éléments dans les pièces que Shawn écrit et celles que j’écris aussi. Donc, il n’y avait pas de direction spécifique ou quelconque genre de métal à la base. Tout ce qu’on savait, c’était qu’on voulait écrire et être créatifs par nous-même. Peu importe ce qui en est sorti, c’est ce que ça devait donner. Je crois que certaines personnes ont des problèmes avec les chansons qui dépassent ou croisent les limites de certains styles. Donc pour eux, cet album pourrait peut-être être trop diversifié pour eux en termes de styles de métal, d’éléments vocaux, mais je préfère ça! Si tu prends une pièce comme Throwback, à l’origine, la partie plus « thrash » après l’intro ce devait d’être une pièce vraiment intense, « in your face ». Ça a ensuite évolué avec une intro plus du genre métal progressif, et une partie plus « groove metal » dans le milieu. Et pour moi c’est génial parce que si tu as toujours ton ampli à plein volume, ça devient aussi bon que de l’avoir au minimum; il n’y a pas de variations, pas de différences. Je crois que la diversité est bonne dans la musique en général.

MU : C’Est une chose que j’aime de l’album, peu importe ton penchant métal, tu peux trouver quelque chose dans chaque pièce.

CB : Exactement!

MU : Comment avez-vous trouvé le nom Act Of Defiance?

CB : Ce qu’on a fait c’est qu’on a créé un document en ligne qu’on pouvait éditer Shawn et moi. Pendant qu’on écrivait l’album, si une idée me venait en tête, j’allais l’inscrire et même chose pour Shawn. Et quand est venu le temps où on avait trouvé notre son et où on devait trouver un nom, on aimait tous les deux le nom Defiance. Donc on a commencé à faire des recherches et évidemment il y avait environ un demi-million de groupes appelés Defiance. Donc on ne pouvait pas y aller juste avec ça. On a commencé à penser à des phrases, et trucs du genre qui irait avec Defiance et Act Of Defiance est celui qui résume le mieux les choses pour nous.

MU : C’Est-ce que j’aime du nom et je trouve que ça reflète bien ce que tu disais plutôt, c’est un peu une manière de dire : «  On va faire ce qu’on veut, la musique qu’on veut et ou bien vous gérez, ou non! »

CB : Exactement et je crois que spécialement maintenant dans ce climat musical dans lequel on est, on ne peut courir après quoi que ce soit. On ne peut poursuivre le commercialisme, on ne peut deviner ce que les gens vont aimer. À la fin de la journée, tu ne peux qu’écrire ce que tu aimes et si d’autres aiment ça aussi, c’est merveilleux, c’est encore mieux. S’ils n’aiment pas, au moins tu auras fait de ton mieux.

MU : C’Est un album qui va certainement laisser une marque et c’est probablement trop tôt pour le demander, mais, travailles-tu sur quelques nouveaux trucs?

CB : Pas pour le moment non. L’album n’est pas encore sorti donc… Je trouve ça drôle quand je reçois des questions comme celle-là. La dernière fois qu’on m’a posé cette question, l’album venait de sortir, environ 6 mois auparavant et je me disais : «  Wow, on vient tout juste de sortir l’album il y a tout juste 6 mois et les gens me demandent déjà quand sera le prochain!! » Maintenant tu me le demandes une semaine avant que l’album ne soit sorti! Ça me fait rire!

MU : Je sais, c’est parce que je sais que des fois, certains groupes ou artistes ont déjà une banque de pièces lorsque vient le temps de sortir un premier album et ils choisissent certaines pièce pour l’album mais il en reste qui sont soit prêtes, soit en cours qui ne sont pas sur l’album.

CB : Oh ok oui! Bien, je ponds toujours des idées tout le temps et la première chose que je fais, c’est pendant que je travaille avec ma guitare et que je pratique, je vais tomber sur quelque chose que j’aime beaucoup, comme un « riff » ou une idée pour une pièce. Ce que je vais faire c’est le pratiquer jusqu’à ce que ça soit relativement près de ce que je visualise. Ensuite ce que je fais c’est l’enregistrer sur vidéo et je le garde pour plus tard. Donc j’ai plein de trucs qui sont soit des « riffs » sur vidéo ou plein de notes ou catalogués d’une manière ou d’une autre.

MU : C’est excellent! Merci beaucoup de t’être prêté au jeu.

CB : Merci à vous! Ont se vois au Québec bientôt!

MU : Je l’espère aussi!

CB : Merci beaucoup!

MU : Merci et bonne journée!

 

Musik Universe : Merci de prendre le temps de me parler, je sais que tu dois faire un millier de ces trucs.

Chris Broderick : Oh, aucun problème! Ça fait plaisir!

MU : En moins d’un an, tu as laissé un des plus gros bands de la planète pour te lancer dans ta propre aventure, Act Of Defiance, qui sort son premier album (Birth And The Burial) la semaine prochaine (21 août); une décision qui nécessite un cran d’enfer. Comment a été l’aventure pendant ce temps?

CB : Oh, ça a été une incroyable aventure musicale. J’ai eu le temps d’aller au fond de mes idées. Ça m’a permis de trouver une direction pour ma création, pour ce que je voulais faire, pour le band. Ça a été merveilleux!

MU : Tu as quitté Megadeth en novembre 2014. C’est une grosse machine et probablement une immense opportunité d’apprentissage. Qu’as-tu retenu de ton passage avec Megadeth?

CB : Tu sais quoi? Je crois que la chose principale que j’ai apprise avec Megadeth, c’est à quel point  il est important d’impliquer les fans et la foule. J’avais l’habitude de penser que ce n’était qu’à propos de la musique, à quel point on pouvait être bon, comment on pouvait créer quelque chose de manière efficace. J’ai pu me rendre compte que les fans finissent par s’identifier avec une personne, qui elle est, ce qu’elle aime et n’aime pas. Je n’avais jamais imaginé que ça pouvait être le cas avant d’en faire l’expérience par moi-même durant mes années avec Megadeth.

MU : Est-ce que quelque chose te manque de cette expérience?

CB : Pour l’instant, ce qui me manque c’est les gros spectacles mais même ça, je crois que ça n’arrivera plus jamais; je veux dire quelque chose comme le « big four », c’était une opportunité qui n’arrive qu’une fois dans une vie. J’aurai toujours des merveilleux souvenirs de ces moments.

MU : Pour cet album, vous avez partagé votre temps entre 3 studios principalement, comment te sentais-tu en entendant tout cela prendre vie après tout ce dur labeur?

CB : C’était splendide, parce que, tu sais, Shawn (Drover) et moi avions fait des versions démo des pièces ensemble. Ensuite, on a graduellement ajouté les démos des voix de Henry (Derek). Et comme on arrivait aux dernières prises finales, j’ai commencé à extraire le mix final démo des pièces parce que je voulais que les fichiers que j’enverrais à Chris Harris (producteur) soient les plus purs possibles. C’était comme aller à l’envers où tout devenait de moins en moins cohésif. Au moment où Chris a eu tous les fichiers et avait fait un mix final et un « mastering », c’était génial d’entendre à quel point tout sonnait finalement très uni, bien mélangé et naturel.

MU : Comment ça s’est passé la première fois que vous vous êtes retrouvés ensemble tous les 4? Parce ça a commencé avec toi et Shawn pour ensuite aller chercher les 2 autres membres.

CB : C’est drôle parce que ce n’était pas vraiment comme 4 personnes qui se rencontrent pour la première fois. On a tous de l’expérience dans l’industrie de la musique. Donc, on s’est rencontrés et on savait tous exactement ce qu’on avait à faire. On était un band instantanément. Je crois que ce qu’il reste à faire, c’est apprendre à se connaître les uns les autres sur un niveau personnel.

MU : Le tout s’est concrétisé plutôt rapidement : le groupe, les démos, l’album le tout en moins d’un an. Est-ce qu’il y avait un sentiment d’urgence entourant la sortie du matériel?

CB : Oui, notre plan initial, et c’était un objectif noble, était de sortir l’album à temps pour être de la partie pour la saison des festivals en Europe.

MU : Come le Wacken Festival.

CB : Oui exactement, le Wacken, Download, etc. Tous les festivals d’été, peu importe où qu’ils puissent être. La seule chose qu’on n’avait pas pris en considération, c’est que Metal Blade a besoin de 5 mois de délais à partir du moment où l’album est terminé jusqu’à sa sortie. Donc, on n’avait pas pensé à ça et ça cause de ça, on a manqué nos chances de faire partie de la distribution de ces festivals. Mais on sera de la partie l’an prochain!

MU : Excellent! J'ai très hâte de vous voir à Montréal!

CB : Bien, on regarde certaines dates en ce moment, pas nécessairement par rapport aux festivals, mais nous allons y être le 11 novembre prochain!

MU : Tu es définitivement un guitariste accompli et cet album démontre bien ta versatilité en tant que tel ainsi que celle de tout le reste du groupe. Qu’est-ce qui t’a fait choisir la guitare aux tous débuts?

CB : Ça remonte à quand j’avais 10 ou 11 ans.  Ce qui est drôle, c’est que c’était un de mes amis qui avait une guitare et je l’agaçais tout le temps pour pouvoir en jouer! Et je ne sais pas vraiment ce qui m’a poussé vers ça. C’était juste quelque chose que je trouvais tellement cool à propos de l’instrument. Quand un de ses amis a voulu vendre une de ses guitares, j’ai absolument eu besoin de l’acheter. Je crois que j’ai dû l’acheter pour environ 40$ tellement c’était un vieux débris. Mais je l’ai prise, peinturé en rouge, mis du « tape » noir dessus pensant que j’étais Eddie Van Halen et le reste c’est de l’histoire ancienne!

MU : Quels bands t’ont motivés à t’y lancer, ceux qui te faisait dire : « C’est trop cool! Je dois absolument faire ça! »

CB : Van Halen était définitivement une grande influence. Ensuite ça a bougé plutôt rapidement vers Queensrÿche, King Diamond. Après ça c’était tous les « shredders », Paul Gilbert, Jason Becker, les monstres!

MU : On peut entendre que tout le monde a mis tout ce qu’il avait dans ce projet qui est essentiellement une création de toi et Shawn. Comment c’était de voir tout le monde s’impliquer autant? Tous les membres du band ont vraiment tout donné pour faire de cet album le meilleur possible.

CB : Pour moi, c’était bien sûr magnifique, mais ça en dit gros sur le calibre des gens avec lesquels on travaille parce que je ne crois pas qu’ils dédieraient moins d’efforts sur quelque chose dont ils feraient partie. Donc, c’est vraiment le fun de les voir plonger tête première, présenter leurs idées, etc. Malheureusement pour Matt, il est arrivé assez tard dans le développement, alors il n’a pas vraiment eu l’occasion de s’impliquer dans l’écriture. Je veux définitivement l’utiliser pour les prochains coups parce qu’il a tellement de talent. Les trucs qu’il a faits avec Shadows Fall sont excellents. Je crois on pourrait plus utiliser sa voix aussi dans le futur.

MU : Ça dit dans la bio que cet album pourrait servir de trame sonore pour tous les fans de métal, peu importe le style de métal, en train de « musher » ensemble en raison de tous les différents styles mélangés pour ce projet. Est-ce que c’était le but dès le départ?

CB : Oh non! Quand on s’est rencontrés Shawn et moi, on se disait que c’était dommage de ne pas pouvoir sortir les trucs plus « thrash » qu’on avait fait pour Megadeth. Donc on a utilisé ça comme base et je crois que c’est d’où viennent ces éléments dits plus « thrash ». Mais à travers mes propres influences, que ce soit le métal progressif, métal scandinave, on retrouve aussi ce genre d’idées. C’est la même chose avec Shawn. Tous les deux avons été grandement influencé par King Diamond en grandissant et je crois qu’on peut en reconnaître certains éléments dans les pièces que Shawn écrit et celles que j’écris aussi. Donc, il n’y avait pas de direction spécifique ou quelconque genre de métal à la base. Tout ce qu’on savait, c’était qu’on voulait écrire et être créatifs par nous-même. Peu importe ce qui en est sorti, c’est ce que ça devait donner. Je crois que certaines personnes ont des problèmes avec les chansons qui dépassent ou croisent les limites de certains styles. Donc pour eux, cet album pourrait peut-être être trop diversifié pour eux en termes de styles de métal, d’éléments vocaux, mais je préfère ça! Si tu prends une pièce comme Throwback, à l’origine, la partie plus « thrash » après l’intro ce devait d’être une pièce vraiment intense, « in your face ». Ça a ensuite évolué avec une intro plus du genre métal progressif, et une partie plus « groove metal » dans le milieu. Et pour moi c’est génial parce que si tu as toujours ton ampli à plein volume, ça devient aussi bon que de l’avoir au minimum; il n’y a pas de variations, pas de différences. Je crois que la diversité est bonne dans la musique en général.

MU : C’Est une chose que j’aime de l’album, peu importe ton penchant métal, tu peux trouver quelque chose dans chaque pièce.

CB : Exactement!

MU : Comment avez-vous trouvé le nom Act Of Defiance?

CB : Ce qu’on a fait c’est qu’on a créé un document en ligne qu’on pouvait éditer Shawn et moi. Pendant qu’on écrivait l’album, si une idée me venait en tête, j’allais l’inscrire et même chose pour Shawn. Et quand est venu le temps où on avait trouvé notre son et où on devait trouver un nom, on aimait tous les deux le nom Defiance. Donc on a commencé à faire des recherches et évidemment il y avait environ un demi-million de groupes appelés Defiance. Donc on ne pouvait pas y aller juste avec ça. On a commencé à penser à des phrases, et trucs du genre qui irait avec Defiance et Act Of Defiance est celui qui résume le mieux les choses pour nous.

MU : C’Est-ce que j’aime du nom et je trouve que ça reflète bien ce que tu disais plutôt, c’est un peu une manière de dire : «  On va faire ce qu’on veut, la musique qu’on veut et ou bien vous gérez, ou non! »

CB : Exactement et je crois que spécialement maintenant dans ce climat musical dans lequel on est, on ne peut courir après quoi que ce soit. On ne peut poursuivre le commercialisme, on ne peut deviner ce que les gens vont aimer. À la fin de la journée, tu ne peux qu’écrire ce que tu aimes et si d’autres aiment ça aussi, c’est merveilleux, c’est encore mieux. S’ils n’aiment pas, au moins tu auras fait de ton mieux.

MU : C’Est un album qui va certainement laisser une marque et c’est probablement trop tôt pour le demander, mais, travailles-tu sur quelques nouveaux trucs?

CB : Pas pour le moment non. L’album n’est pas encore sorti donc… Je trouve ça drôle quand je reçois des questions comme celle-là. La dernière fois qu’on m’a posé cette question, l’album venait de sortir, environ 6 mois auparavant et je me disais : «  Wow, on vient tout juste de sortir l’album il y a tout juste 6 mois et les gens me demandent déjà quand sera le prochain!! » Maintenant tu me le demandes une semaine avant que l’album ne soit sorti! Ça me fait rire!

MU : Je sais, c’est parce que je sais que des fois, certains groupes ou artistes ont déjà une banque de pièces lorsque vient le temps de sortir un premier album et ils choisissent certaines pièce pour l’album mais il en reste qui sont soit prêtes, soit en cours qui ne sont pas sur l’album.

CB : Oh ok oui! Bien, je ponds toujours des idées tout le temps et la première chose que je fais, c’est pendant que je travaille avec ma guitare et que je pratique, je vais tomber sur quelque chose que j’aime beaucoup, comme un « riff » ou une idée pour une pièce. Ce que je vais faire c’est le pratiquer jusqu’à ce que ça soit relativement près de ce que je visualise. Ensuite ce que je fais c’est l’enregistrer sur vidéo et je le garde pour plus tard. Donc j’ai plein de trucs qui sont soit des « riffs » sur vidéo ou plein de notes ou catalogués d’une manière ou d’une autre.

MU : C’est excellent! Merci beaucoup de t’être prêté au jeu.

CB : Merci à vous! Ont se vois au Québec bientôt!

MU : Je l’espère aussi!

CB : Merci beaucoup!

MU : Merci et bonne journée!

 

Lu 4921 fois Dernière modification le jeudi, 20 août 2015 11:58
Évaluer cet élément
(2 Votes)