10 Oct 2018

Social Distorsion: Compte-rendu et photos du spectacle à Montréal (2018)

Le MTelus grouillait d’impatience à l’idée d’accueillir les vétérans du punk rock Social Distortion. C’est dans un décor aux accents californiens que le groupe s’est produit devant une salle bien remplie, dans une ambiance festive faisant justice à leur musique intemporelle.

L’auteur-compositeur-interprète Will Hoge assurait la première partie du spectacle. Celui-ci, originaire de Nashville, ville emblème du country américain, semblait peu connu de la foule, qui lui a toutefois fait un bel accueil. Les chansons de Hoge sont à saveur country, mais partagent l’idéologie du punk. Avec un album paru il y a à peine quelques jours intitulé My American Dream, le chanteur est sans aucun doute politisé et revendicateur. Il a interprété près d’une dizaine de chansons, dont Still A Southern Man, Favorite Waste Of Time, Gilded Walls, Long Gone, Stupid Kids et Nikki’s A Republican Now. L’attention de la foule était partagée, mais il eut droit à de bons applaudissements. Blaguant lui-même sur sa présence en première partie de Social Distortion, Hoge raconte avoir été approché par Mike Ness, qui a entendu une de ses chansons à la radio et a aimé ce qu’il entendait! Gageons que l’approbation de Ness lui aura valu quelques nouveaux fans ce soir.

Devant une salle très bien remplie s’est enfin présenté le groupe de la soirée. Le groupe a débuté sans préambule avec Reach For The Sky, suivi de Highway 101. Social Distortion enchaîne les succès avec énergie, sans s’encombrer de paroles inutiles. Social D veut mettre le ton pour une belle fête, et les chansons suivantes font le bonheur des fans, avec Don’t Take Me For Granted, She’s A Knockout et Bad Luck. Il faudra attendre après ces 5 chansons pour que Ness s’adresse à la foule et nous avoue que Montréal est sa ville canadienne préférée. Il blaguera plus tard en soirée sur la construction à Montréal, qu’il qualifie de « perpétuelle », et avec raison. Un vrai montréalais.

Social Distortion a par la suite continué avec de plus vieux titre, Mommy’s Little Monster, et Another State Of Mind. Pour ensuite dévier vers un hit plus récent avec Machine Gun Blues, très bien accueilli par la foule. L’énergie du groupe est contagieuse à travers leur compte-rendu sommaire de plus de 30 ans de musique. Ness présente ensuite un nouveau titre pas encore paru, Over You, au refrain accrocheur. Les spectateurs auront ensuite droit à Far Behind, pour terminer avec Don’t Drag Me Down.

Nous avons bien sûr eu droit à un rappel, entamé avec Born To Kill, suivie de Angel’s Wings. Le groupe terminera avec un spécial double-hommage à Johnny Cash, avec Folsom Prison Blues et la bien connue reprise de Ring Of Fire, au plus grand plaisir de la foule.

Ness fera monter sur scène quelques jeunes présents à l’avant-scène, deux pré-ados et deux garçons plus jeunes, dont un bambin de 3 ans. Il prendra quelques minutes pour leur parler et assurément faire la journée d’un jeune aspirant-chanteur. Le succès de Social Distortion n’a d’égal que leur longévité, et leur musique est appréciée autant des tout jeunes que des plus vieux. Chacun y trouve son compte. Une preuve incontestable que la bonne musique n’a pas d’âge.

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