Dernières représentations avant la tournée

Si vous n’avez pas encore assisté à la renaissance de l’opéra-rock culte ou si l’envie vous prend de replonger dans cet univers dystopique, le temps presse. Après un retour triomphal à l’automne 2022, la célèbre création de Luc Plamondon et Michel Berger vit ses derniers instants à la Seine Musicale. Cette deuxième saison, entamée le 14 novembre dernier, s’achèvera le 28 janvier 2024. C’est une ultime occasion pour le public francilien de découvrir cette septième mouture de l’œuvre, absente des scènes françaises depuis 2001, avant qu’elle ne prenne la route pour une tournée à travers l’Hexagone.

Cette résurrection scénique est le fruit d’une collaboration artistique de haut vol. La mise en scène a été confiée à Thomas Jolly, prodige du théâtre français, tandis que la production est assurée par Thierry Suc, connu pour les spectacles monumentaux de Mylène Farmer. L’esthétique visuelle n’est pas en reste, avec des costumes signés Nicolas Ghesquière de chez Louis Vuitton et des chorégraphies imaginées par Sidi Larbi Cherkaoui.

Une noirceur éblouissante et un casting renouvelé

Sur scène, la magie opère toujours, plus de quarante ans après la création originale. Les spectateurs redécouvrent avec ferveur les tubes intemporels tels que S.O.S. d’un terrien en détresse, Le Monde est stone ou Quand on arrive en ville. Pour succéder aux légendes qu’étaient Daniel Balavoine, France Gall ou Maurane, la production a fait le pari audacieux de miser sur des talents encore méconnus du grand public. Lilya Adad, Adrien Fruit, Magali Goblet ou encore Alex Montembault endossent avec brio les costumes de Cristal, Ziggy et Zéro Janvier, insufflant une énergie nouvelle à ces personnages mythiques.

Le spectacle est une claque visuelle. Les moyens déployés sont colossaux, jouant sur des contrastes saisissants entre des décors physiques imposants et des jeux de lumière mêlant lasers et stroboscopes. Cette version ne trahit pas la noirceur du livret original ; l’ambiance y est brute, parfois violente, avec des zonards des Étoiles Noires aux allures de zombies, armés et prêts à en découdre. Paradoxalement, lorsque les immenses buildings du décor s’illuminent, une certaine beauté surgit, faisant étrangement écho à l’architecture de Boulogne-Billancourt visible à la sortie de la salle.

L’effervescence des auteurs-compositeurs outre-Atlantique

Pendant que Paris célèbre l’héritage de ses grands auteurs, l’industrie musicale américaine tourne son regard vers Nashville. La NSAI (Nashville Songwriters Association International) vient de lever le voile sur la 34e édition de son festival annuel, le Tin Pan South, prévu du 24 au 28 mars prochain. Véritable institution dans le milieu, l’événement promet une programmation dense avec près de 100 spectacles répartis dans dix salles emblématiques de la ville.

Ce festival constitue la pierre angulaire de la « Tin Pan Week », une semaine entièrement dédiée à l’art de l’écriture musicale. Outre les concerts, dont la programmation complète sera dévoilée le 26 février, la semaine sera ponctuée par la remise des prix annuels de la NSAI et divers événements privés. Le volet éducatif n’est pas oublié avec le séminaire de deux jours, prévu les 27 et 28 mars, offrant une plateforme d’échange incontournable pour les professionnels. Concernant la billetterie, les organisateurs maintiennent leur politique habituelle : les places seront mises en vente trois semaines avant chaque date, avec un quota de billets disponibles sur place pour les retardataires.