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Pop Culture

Lady Gaga au sommet : de la course aux Grammys 2026 à son hégémonie outre-Manche

Cet hiver, le monde de l’industrie musicale a les yeux rivés sur les États-Unis. On trépigne d’impatience à l’idée de découvrir les grands vainqueurs de la 68e édition des Grammy Awards, cette véritable grand-messe annuelle célébrant les talents les plus marquants de la scène internationale. Après une année 2025 qui avait vu le sacre de pointures telles que Beyoncé, Kendrick Lamar, Gojira, Chappell Roan, Sabrina Carpenter ou encore Charli XCX, la cérémonie à venir promet d’être tout aussi spectaculaire. Les festivités se dérouleront le dimanche 1er février prochain, sous les célèbres projecteurs de la Crypto.com Arena de Los Angeles.

Les règles de l’Académie et les grands favoris

Avant de se plonger dans les pronostics, un petit rappel logistique s’impose. Seuls les enregistrements commercialisés sur le marché américain entre le 31 août 2024 et le 30 août 2025 ont pu être soumis aux votes de l’Académie. C’est précisément cette fenêtre d’éligibilité très stricte qui explique l’absence de l’album The Life of a Showgirl de Taylor Swift parmi les candidats de cette année.

Ceci étant dit, les favoris de cette nouvelle édition ont de quoi faire tourner les têtes. Lady Gaga, Billie Eilish, Kendrick Lamar, Sabrina Carpenter et Chappell Roan s’imposent haut la main comme les grands habitués des nominations. À leurs côtés, des artistes d’envergure comme Bad Bunny, Doechii, Justin Bieber, ainsi que le très populaire duo formé par Rosé & Bruno Mars, sont en excellente posture pour repartir avec un précieux gramophone.

Une pluie de nominations pour les poids lourds

Pour bien mesurer l’ampleur de la compétition cette année, voici un aperçu détaillé des artistes en lice dans les catégories les plus convoitées de la soirée :

  • Enregistrement de l’année : Bad Bunny (DTMF), Billie Eilish (Wildflower), Chappell Roan (The Subway), Doechii (Anxiety), Kendrick Lamar & SZA (Luther), Lady Gaga (Abracadabra), Rosé & Bruno Mars (Apt.), Sabrina Carpenter (Manchild).

  • Album de l’année : On y retrouve Bad Bunny (Debí Tirar Más Fotos), Clipse, Pusha T & Malice (Let God Sort Em Out), Justin Bieber (Swag), Kendrick Lamar (GNX), Lady Gaga (Mayhem), Leon Thomas (Mutt), Sabrina Carpenter (Man’s Best Friend) et Tyler, the Creator (Chromakopia).

  • Chanson de l’année : Les têtes d’affiche se bousculent à nouveau avec Bad Bunny, Billie Eilish, Doechii, Kendrick Lamar & SZA, Lady Gaga, Rosé & Bruno Mars, Sabrina Carpenter, rejoints par Huntr/x avec le titre Golden.

  • Meilleur nouvel artiste : Addison Rae, Alex Warren, Katseye, Leon Thomas, Lola Young, The Marías, Olivia Dean, Sombr.

  • Meilleure performance pop en solo : Chappell Roan (The Subway), Justin Bieber (Daisies), Lady Gaga (Disease), Lola Young (Messy), Sabrina Carpenter (Manchild).

  • Meilleure performance pop en duo/groupe : Cynthia Erivo & Ariana Grande (Oltre la Gravità), Huntr/x (Golden), Katseye (Gabriela), Rosé & Bruno Mars (Apt.), et enfin SZA avec Kendrick Lamar (30 for 30).

Le cas Lady Gaga : une reine sur le sol britannique

Si Lady Gaga s’apprête à monopoliser l’attention aux États-Unis grâce à son dernier opus Mayhem — un projet multi-récompensé qui a donné naissance aux tubes Disease et Abracadabra —, il est fascinant d’observer son impact de l’autre côté de l’Atlantique. L’artiste américaine est en effet peut-être encore plus adulée au Royaume-Uni qu’elle ne l’est dans son propre pays. La superstar y cumule déjà la bagatelle de six numéros un au très prescriptif Official Singles Chart.

Fait étonnant, l’un de ses plus gros cartons récents, Die With a Smile en duo avec Bruno Mars, ne fait pas partie de ces six leaders. Bien qu’il se soit arrêté à la deuxième place des classements officiels des singles et du streaming (ratant la couronne d’une seule petite marche), ce morceau a tout de même raflé la première place des ventes pures. Mieux encore, il fait preuve d’une résilience remarquable. Plus d’un an après sa sortie, ce titre auréolé d’un Grammy effectue un retour fulgurant dans plusieurs classements britanniques cette semaine, s’installant à la 89e place des téléchargements et à la 93e place des ventes de singles.

Des collaborations intemporelles et des records de longévité

La domination de la chanteuse dans les charts ne s’arrête pas à ses récents succès. Elle s’illustre également dans le classement spécialisé de l’Official Physical Singles, qui comptabilise uniquement les achats de CD, de cassettes et de vinyles. Elle y retrouve The Rolling Stones et Stevie Wonder sur le titre Sweet Sounds of Heaven (extrait de l’album Hackney Diamonds), qui grimpe à la 72e place après avoir récemment fêté sa première année en tant que best-seller, lui qui avait culminé en deuxième position par le passé.

Pendant ce temps, son hymne Always Remember Us This Way, qu’elle a co-écrit et produit pour le film A Star Is Born, glisse d’une dizaine de places mais reste solidement ancré dans le paysage musical, s’affichant 76e des téléchargements et 79e des ventes ultra-compétitives.

Enfin, l’empreinte laissée par ses albums démontre une longévité rare dans l’industrie. Comme le rappellent souvent les analyses du Forbes Daily — une newsletter de référence suivie par plus d’un million d’abonnés pour décrypter l’actualité de la journée —, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si l’album Mayhem n’apparaît plus dans les classements de la semaine, The Fame, le tout premier projet de la chanteuse qui s’approche doucement de son vingtième anniversaire, continue de séduire massivement. Le disque s’offre une belle 46e place dans le top streaming et la 54e place du classement général des albums britanniques. Une présence continue qui consolide, une fois de plus, le statut d’icône absolue de Lady Gaga.